27 janvier 2010

B U 10


Je me devais, tôt ou tard, d'en parler.


cet incontournable de l'étudiant, ce mastodonte de paris dix, colonne vertébrale de la réussite de bien des élèves, sans aucun lien avec bien d'autres. elle se dresse dans le paysage fac-ien de façon a interroger le premier venu, ignorant tout de sa nature, de sa destinée, de son importance. Qui a fait son temps à fac la belle, avec le désir de réellement y passer du temps à étudier la connait. Quiconque est passé par le cour de finances publiques, a finis plusieurs de ceux ci dans son enceinte. Les initiés l'auront compris, je parle de cette imposante, cette mystérieuse et intrigante Bibliothèque universitaire, BU pour les intimes.


restez donc ici et rejoignez vous aussi le clan intriguant des initiés.


Fac la belle compte plusieurs dizaines de milliers d'élèves, tous sont appelées à fréquenter le saint des saint, peut nombreux sont en revanche les élus. il faut dire que la première sélection est radicale. parvenir à la BU est un voyage initiatique, presque aussi long que celui qui me permettait l'an passé de parvenir à mes cours de droit allemand. Vous arrivez à Fac la belle, par le rer ou le bus, vous pénétrez sur le campus. La BU n'est pas là, elle est à l'autre bout, de l'autre coté du campus. Déjà je vous sens renoncer à ce voyage, à travers la pluie, les plaques de glace, la foule des étudiants et des voitures tentant de se faux filet.

Elle se vois pourtant de loin, parfois même lorsqu'on est initié depuis l'A86 (oui, même si on la désigne, la montre du doigt depuis cette autoroute, un profane n'a pas la capacité de la voire).

c'est cette tour, que vous voyez au loin, sorte de gigantesque silo à grain carré, sertis d'un quadrillage orange du plus bel effet.

Dirigez vous vers elle.

très vite, vous comprenez que le silo n'est pas la majeur partie, pour tout vous dire, vous n'y aurez jamais accès. la Bu des étudiants, est en fait, le rez de chaussé de cette tour, et les différentes ailes auxquelles il est relié.

ne brulons pas toutefois les étapes. Vous pénétrez dans le hall, par le biais d'un sas, composé de deux ouvertures distinctes, dont l'une, est toujours ouverte. ce hall, sorte de salle d'attente du savoir, est le lieux des commérages des trop (peu) nombreuses pauses. ici on prend le café, la rigueur n'est pas de mise comme en témoignent les gens qui vous abordent, ainsi que la décoration.


qu'on se le dise, ici, on racole! la charmante brune qui viens vers vous ne vous as pas remarqué grâce à votre très naturelle prestance, non, vous avez un café tout frais sortis de la machine, et par malchance, vous êtes seul.


Extrait théâtral, sur fond de requiem de mozart, lacrimosa (quoiqu'en pense Rémibs)

La brune:-salut, t'es seul?

Le séduisant juriste: non, je suis là avec mes pensées, je médite

La brune: t'as deux minutes


Coup d'oeil habile sur le café, pour faire comprendre que oui, vous avez le temps, mais si ce n'était la prohibition du café dans les salles de lecture, vous ne l'auriez pas.


La Brune (sure d'elle): en fait, on fait une expérience avec le département de socio, et on cherche des volontaires.

Le juriste hésitant: ha…

La Brune-qui-tout-de-suite-est-moins-sympathique: voilà, on fait donc une expérience et on a besoin de volontaires, faudrait venir mercredi matin au bâtiment A.

Le juriste agacé: et ça consiste en quoi cette expérience?

La brune-qui-commence-a-sérieusement-brouter-lejuriste: ben je peut pas te dire, mais tu viens et on t'explique tout sur place

le juriste ayant habilement vidé son café: ha mais mercredi je peux pas j'ai poney (il prétendra en réalité un TD, le poney étant plus à la mode)

La relou: ha ben c'est pas grave, sinon on la fait aussi samedi matin, tu me laisse ton numéro comme ça je t'appelle en cas de besoin.


STOP!


La scène, particulièrement dure, se finis sur le classique à éviter! toujours avoir sur soi le numéro de téléphone du chargé de TD de l'an dernier (qui l'avait donné qu'en cas d'extrême urgence, mais qui n'a pas compris le risque de parallèlement sacquer ses élèves au partiel) à refiler, en le donnant par coeur bien sur pour l'effet de réel. Le cas échéant, c'est le risque de régulièrement se faire appeler par la Brune-relou-qui-veux-faire-des-expériences-sur-les-gens, l'unef, l'uni, l'organisateur de la dernière soirée à la mode, l'église vietnamienne du renouveau (véridique!)


Voilà pour ce qui est des dangers du hall, la parade étant d'être toujours en groupe au rang serrés, ou bien, d'avoir toujours en pénétrant dans celui ci, le GAJA à la main, et les bouchons flous ostensiblement enfoncés dans les oreilles.


ce hall, sera toutefois, avant 10h30 et passé 18H un lieu très agréable pour la détente, et la lecture des nombreuses affiches en présence.

il y en a pour tous les gouts "vend un ordinateur, très vite" (la date étant dépassée depuis plusieurs semaines) " viens au festival de danse moderne éthnetico-contemporaine, salle 324-3 du bâtiment A " , "super soirée trop type, trop cool trop glossy, marre des exam, viens avec nous clubber toute la nuit, prévente 35 euros, conso 12euros, bouteille 120 euros" "allions nous ensembles contre les banques les banquiers, le cac 40, le doyen de la fac la ministre [ nom à complèter] , sarkozy, les américains en irak, le capitalisme, nixon, la méchanceté gratuite, la guerre, la faim, les caméléons. AG générale (il convenait de le préciser) au Batiment D "


Vous désirez à présent entrer.


cherchez des yeux la sculpture moderne, toute de canettes réalisée, laquelle mime un grand "NON", explication faite sur une feuille à coté "Objectif 2010 Zéro canette à la BU".


rangez la votre dans votre poche, ce sera utile très prochainement.


passez un portique métallique, façon métro, mais en plus sadique, si vous ne suivez pas le rythme, vous avez de fortes chances de vous retrouver broyé au tour suivant. le couloir d'entrée, donne lieu parfois à des expositions. celles ci mériteraient une thèse à elles seules. faisons donc comme s'il n'y en avait pas.


vous passez à présent une double porte vitrée… devant vous un nouveau hall (la BU en est essentiellement constituée, ainsi que de cage d'escalier) à votre droite le Bureau, avec une personne postée derrière son ordinateur. ne vous méprenez pas, elle n'est là dans aucun but esthétique, son ordinateur est d'ailleurs probablement éteins. elle vous épie. cette personne est déjà équipée des derniers scanners miniaturisés dans les yeux, et cherche à détecter un éventuel sandwich, un gobelet de café ( d'où le fait que vous ayez du subir les assauts des démarcheurs dans le hall) ou pire, une canette.


Vous êtes juriste, dirigez vous vers la droite, vous initier à l'art de la BU ne signifie pas pour autant vous en révéler tous les secrets. Vous estimerez pour le moment que le contenu des salles sur la gauche restent un mystère pour l'entendement humain.

Voici une première cage d'escalier. vous êtes juriste je le répète, ne montez pas. allez l'ai sur de vous, dans la salle devant vous. cette salle sera toujours remplie. vous y trouverez l'espèce laborieuse locale justifiant à elle seule l'existence même de la BU. Non, je ne compte pas vous contraindre à rester, mais le département de droit est une chose que tout initié doit connaitre.


Je vois que vous commencez à retirer votre écharpe négligemment, je vous arrête! faites le silencieusement. L'espèce locale applique une jurisprudence très strictes quand aux ondes sonores. La sanction en est l'expulsion, ou la remarquer salée.


pour vous florilège:


"tu peut faire ça, mais sans bruit? ou alors ailleurs?"

"oui, je sais tu chuchote, c'est ça le problème"

"tu sais que t'es dans une BU là?"

"pour rater son année c'est ailleurs"

"excuse moi, tu peux aller pas bosser ailleurs"


mais le mieux, reste encore la centaine de tête qui instantanément tourne vers vous son regard courroucé.

Courage, fuyons!

montons en éco. Nous pourrons nous y installer en matinée, ou le samedi. autrement, le département d'éco est le pole inverse du département de droit.


Non pour travailler sans être gêné par le bruit, ou par la punition du fait de l'ouverture trop violente de votre ordinateur, il faut aller plus loin.

rendez vous en sciences humaines.


Mais, je suis juriste me direz-vous. Peut importe, ce département n'est que très faiblement utilisé par ses usagers initiaux, d'ailleurs, en y entrant, le nombre de Dalloz sur les tables vous rassure quand à l'identité de ceux qui y sont.



je vous laisse là, en science humaines. les partiels n'étant pas finis, je me transforme en juriste véritable, irritable, et meurtrier. Peut-être parviendrez vous à sortir...


20 janvier 2010

Assises de la foi,




c'était ce week-end les assises de la foi des scouts et guides de france, à taizé, une bonne occasion de prendre des photos, mais les conditions étaient complètement horrible niveau luminosité.
résultat, moins de cent photos vaguement potables, et tout le week-end au 50mm

11 janvier 2010

GAJA

en ces temps de révisions, une histoire fantastico-juridique s'impose!

04 novembre 2009

Rue du bac, ou dernières illusions de l'enfance

ce matin, je suis allé à paris, au siège du secours catholique, pour rendre une vidéo que j'avais fait (sombre histoire de responsable de la com des sgdf qui passe aux cités du secours catholique et garde son réseau). J'en ai profité pour passé ensuite à la boutique mariage frère, pour essayer de trouver un thé à l'orange qui soit à la hauteur du défunt (depuis longtemps déjà) orange windsor de lipton. Pas encore testé l'avenir nous le dira, d'ailleurs, ça n'est pas là que je veux en venir
Certains initiés le savent peut-être, le secours catholique est basé rue du bac, laquelle est célèbre.
J'en ai entendu parler il y a longtemps, déjà, par mon grand père qui m'en racontait l'histoire en m'offrant une médaille miraculeuse à l'époque ou j'étais tout petit et où j'imaginais qu'un miracle, ça arrivant dans des villes exotiques, (tours, poitier ou autres) à des ages passés ( saint louis, jeanne d'arc ) et pas dans une banale rue de paris. Cette rue est célèbre, car donc, la vierge y est apparue il y a.... bon, plus ou moins 170 ans y a passé commande d'une médaille miraculeuse à une bonne sœur Catherine, sainte de son prénom. Ladite sœur Catherine, fait partis des rares irréductibles, c'est à dire de ces gens qui ne veulent pas se décomposer sans que l'on sache pourquoi (précision, jean XXIII n'en fait pas partis). Je suis donc passé voire, cette église qui m'intriguait tant.

À l'entrée, on est accueillis par deux bonnes sœurs derrière un Hygiaphone face à une aie d'honneurs d'exvoto de 10cm par 15cm, (2 mégapixels) en marbres collés les un aux autres, version ancienne de la barre HLM adaptée aux exvotos. Dans la cour qui mène à la chapelle, on croise des bonnes sœurs qui papotent avec des vieilles dames pour bénir leur médaille miraculeuse, des touristes avec un guide audio dans les oreilles, dont un se signant dans un sens, dans un autre, et recommençant quatre ou cinq fois, avant d'arrêter soudainement, ayant sans doute trouvé « le bon ordre ».
au bout de la cour, l'entrée de la chapelle.
Je m'imaginais, une vieille chapelle de pierre avec un petit coté intimiste, genre la chapelle construite avec des faibles moyens, avec la chasse de sainte Catherine posée dans un coin, tout de l'image d'Épinal, ou de ces histoires des saints, ou à chaque phrase correspondait une image en noir et blanc (ne pas dire bande dessiné, à l'époque ça craignait grave, c'était genre astérix etc...). Il y a bien la chasse dans laquelle repose ce qui ressemble vaguement à un mannequin de cire d'un mètre quarante, mais posée sur un hôtel. La chapelle est grande, repeinte en blanc et bleu, ambiance hôpital. Il y a pas mal de monde qui circule, se balade. Tout est propre aseptisé, et semble artificiel, la statue monumentale de la vierge dans le cœur fleure bon la javel. Ça ressemblait un peu à un hôpital touristique en temps de grippe A. Je suis partis rapidement, si vous cherchez un endroit propice au recueillement, fuyez, sauf si vous êtes allergiques à la poussière, la grippe la saleté, etc...
je préfère largement la petit chapelle de Passy, ou les murs sont écaillés, le chauffage absent , la lumière aléatoire, mais ou tout est calme, si l'on excepte l'ami (Rémi si tu me lis) qui joue de l'harmonium, et le directeur de l'établissement assis sur un banc dans un coin.

Pour résumer, mon impression, c'est un peu comme après avoir été bercé dans votre enfance par l'histoire de la belle au bois dormant, vous réalisez un jour qu'après cent ans, elle doit franchement avoir une sale haleine. Ça s'appelle une perte de féérie .

Over the walls

j'étais à Berlin ce week-end, à un jugendkongress, qui rassemblait 250 européens (et quelques brésiliens dont la présence n'a pas encore été élucidée) autours de la thématique du mur. Nous avons eu des intervenants qui ont directement vécu (dont un des six vices présidents du bundestag, Wolfgang Thierse, un évêque tchèque, et d'autres personalités) puis une reflexion en conférences et ateliers sur les autres murs à abbatre.
ce fut un week-end mémorable quoi que trop peu franco-allemand à mon gout.
je vous laisse quelques photos



à noter: l'article de laurent Grzybowski (il devait donc être là) dans le journal "la vie"

je vous met le flash de l'article même si j'arrive pas à l'intégrer correctement


Vingt après la chute du mur de Berlin, symbole d'une Europe et d'un monde divisés, plus de 200 jeunes européens se sont rendus du 30 octobre au 1er novembre dans la capitale allemande. Pour faire mémoire du passé, mais aussi et surtout « pour inventer l'avenir ». Un voyage exceptionnel organisé par la Mission de France et par une quinzaine d'associations chrétiennes de France (Acat, Jec, Joc, Scouts et Guides de France, Pax Christi, Secours catholique...), d'Allemagne, de Belgique et des anciens pays de l'Est. Tables-rondes, ateliers de réflexion, visites de la ville, rencontres de témoins et autres célébrations œcuméniques ont émaillé cette rencontre à la fois studieuse et festive. Nom de l'opération : Over the walls (Par-delà les murs).






13 octobre 2009

« regardez, j'ai rien foutu mais je suis tout en haut! »


Un mot sur l'affaire sarkozy et sa nomination à la tête de l'EPAD.

apportons y tout d'abord un regard de cas pratique, l'intitulé
« Jean, conseiller général est élu à la tête du conseil d'administration de l'établissement d'aménagement de la défense (EPAD) et son élection crée la polémique. »

L'EPAD est un établissement de l'administration qui dépend du conseil général des hauts de seine. À ce titre, c'est à ce même conseil général qu'il appartient de nommer le président de cet établissement. J'ignore s'il appartient au différents membres de proposer des candidatures, ou si elles sont spontanées, ou même si celles ci doivent émaner d'un conseiller général.
J'ignore si seuls les conseillers généraux peuvent êtres candidats, ou s'ils peuvent proposer des candidature ou même si quiconque peut postuler spontanément.

Jean sarkozy est conseiller général, élu légalement par le choix des électeurs de sa circonscription , ce peut être une excellente stratégie que d'avoir comme conseiller général le fils du président.

Le conseil général a lui élu donc jean Sarkozy. Rien à dire c'est légal.

Si tout est légal où est alors le scandale? Qui est à blâmer ?

On s'étonne que le Fils du président accède si facilement à de telles fonctions. On s 'étonne outre son nom de son parcours atypique.
En effet , monsieur Sarkozy fils, âgé de plus ou moins 23ans (plutôt plus que moins) est conseiller général et demain à la tête de l'EPAD et dispose pour cela du prestigieux diplôme de pas du tout.

Oui, bon il a le bac. à priori.

En effet j'ai cherché à me renseigner sur le niveau d'études du monsieur. L'information la plus précise que j'aie plus trouvé (wikipédia) énonçait que Monsieur Jean Sarkozy était en L2 de droit à paris I en février 2009. en cherchant (lisant ) plus on apprend qu'il a redoublé sa première année, puis la seconde après avoir fait une prépa (sans avoir réussi à obtenir d'équivalence? J'ai une amie qui est en deuxième année de droit après un an de prépa littéraire) souvenez vous du groupe facebook « que jean Sarkozy fasse des études avant de faire de la politique »: en résumé rien n'a changé.

pourquoi diable ais-je du mal, moi qui après un redoublement jadis me retrouve justement en L2 de droit (à 20 ans pour ceux qui ne suivent pas), à croire que quelqu'un qui à23 ans n'est toujours pas parvenu à décrocher sa licence ait les compétence suffisantes pour diriger un établissement public portant sur un projet dont les enjeux dépassent largement les enjeux du conseil général (attention, je parle de compétence, pas de légitimité, laquelle a été légalement acquise par lui lors de son élection).
Je ne commenterais pas le fait que de tous ses prédécesseur, le plus jeune est son papa, c'est beau le saut de génération!


Doit-on blâmer jean Sarkozy qui profite des circonstances dans son intérêt? Boaf. Au moins, lui réussit. On ne peut peut lui reprocher de réussir à décrocher un job normalement hors de sa portée. L'ensemble des étudiants de L2 de mon amphi qui bossent gardent des enfants, sont vendeurs à virgin au mieux et rêvent de pouvoir être assistant d'avocat (ha quel dommage, faut avoir validé la deuxième année de droit! ), aucun ne refuserais un tel poste, c'est évident, bien qu'aucun n'aurait la prétention de s'en croire capable et compétent.

À mon sens ceux qui doivent êtres blâmés, ce sont les conseillers généraux qui ont porté jean-sarkozy à la tête de l'EPAD. Nul n'arrivera à me faire croire qu'il n'y avait pas de candidat plus qualifié, plus formé plus légitime initialement. Nul n'arrivera non plus à me faire croire que s'il avait eu un autre nom il aurait été élu, ni qu'il s'est hissé là par son seul talent politique: à 50 ans, on est jeune en politique, à 23 on a tellement d'obstacles et de chemin à parcourir que proportionnellement on est même pas fécondé.

J'ignore quel a été la véritable raison qui les a poussé à le faire (faire plaisir au papa, s'assurer une attention toute particulière de l'Élysée?) mais je pense pouvoir affirmer que ces conseillers généraux sont responsables du vent de commentaires salés venus de l'étranger qui s'étonnent et se moquent de cette république héréditaire. Je pense pouvoir affirmer qu'ils sont responsables du fait que la France est aujourd'hui la risée de bien des pays; même de pays à qui nous pensions pouvoir prétendre donner des leçons d'éthique politique.

Mais surtout ils ajoutent une pierre au malaise d'une génération, la mienne. Comment cette génération des trente glorieuse portée par une forte croissance économique peut-elle nous faire l'affront de nommer une personne si peu formée à un poste si prestigieux? Comment peut-on mieux nous démontrer que les efforts fournis dans le cycle supérieur et le niveau d'étude son sans importance puisque la seule appartenance à une caste permet l'ascension sociale?

Ce n'est pas nouveau que la famille (voix de vitto corleone) soit privilégiée en politique, lorsque l'on a un nom c'est prestigieux, ça peut s'avérer pratique dans les rapports avec l'international.
Mais la nouveauté est ce pied de nez méprisable à tous ceux qui dans leurs amphi peinent lors des cours, s'appliquent; tout ceux qui à 23 ans espère trouver un emploi à la sortie de leur M2, alors qu'un glandu (je me permet ce mot, car quelqu'un qui a autant de retard, dans les amphis on appelle aussi ça un cas social) de seconde année de droit soit ainsi porté par une institution démocratique avec laquelle il se rie de notre travail.

Ou est passée la méritocratie ?


«Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, c'est jamais bien»

ha le « c'est » présidentiel. (si vous vouliez une argumentation, faudra aller la chercher ailleurs)
Entièrement d'accord, son fils ne devrait pas être jetée en pâture sans fondement. Seulement le fondement c'est le bon sens dont je n'en doute pas sont dotés tous mes conseillers généraux qui n'aurait pas permis son élection.


[edit] le récent commentaire de fillon "il est élu un point c'est tout " m'avais amené à penser que l'élection a déjà eu lieu, je découvre avec soulagement que ça n'est que dans dix jours (je crois, vive l'information). ce qui laisse au conseillers généraux une possibilité de laver l'honneur des hauts de seine... reste qu'on entend pas parler de concurent, je maintiens donc.