04 novembre 2009

Rue du bac, ou dernières illusions de l'enfance

ce matin, je suis allé à paris, au siège du secours catholique, pour rendre une vidéo que j'avais fait (sombre histoire de responsable de la com des sgdf qui passe aux cités du secours catholique et garde son réseau). J'en ai profité pour passé ensuite à la boutique mariage frère, pour essayer de trouver un thé à l'orange qui soit à la hauteur du défunt (depuis longtemps déjà) orange windsor de lipton. Pas encore testé l'avenir nous le dira, d'ailleurs, ça n'est pas là que je veux en venir
Certains initiés le savent peut-être, le secours catholique est basé rue du bac, laquelle est célèbre.
J'en ai entendu parler il y a longtemps, déjà, par mon grand père qui m'en racontait l'histoire en m'offrant une médaille miraculeuse à l'époque ou j'étais tout petit et où j'imaginais qu'un miracle, ça arrivant dans des villes exotiques, (tours, poitier ou autres) à des ages passés ( saint louis, jeanne d'arc ) et pas dans une banale rue de paris. Cette rue est célèbre, car donc, la vierge y est apparue il y a.... bon, plus ou moins 170 ans y a passé commande d'une médaille miraculeuse à une bonne sœur Catherine, sainte de son prénom. Ladite sœur Catherine, fait partis des rares irréductibles, c'est à dire de ces gens qui ne veulent pas se décomposer sans que l'on sache pourquoi (précision, jean XXIII n'en fait pas partis). Je suis donc passé voire, cette église qui m'intriguait tant.

À l'entrée, on est accueillis par deux bonnes sœurs derrière un Hygiaphone face à une aie d'honneurs d'exvoto de 10cm par 15cm, (2 mégapixels) en marbres collés les un aux autres, version ancienne de la barre HLM adaptée aux exvotos. Dans la cour qui mène à la chapelle, on croise des bonnes sœurs qui papotent avec des vieilles dames pour bénir leur médaille miraculeuse, des touristes avec un guide audio dans les oreilles, dont un se signant dans un sens, dans un autre, et recommençant quatre ou cinq fois, avant d'arrêter soudainement, ayant sans doute trouvé « le bon ordre ».
au bout de la cour, l'entrée de la chapelle.
Je m'imaginais, une vieille chapelle de pierre avec un petit coté intimiste, genre la chapelle construite avec des faibles moyens, avec la chasse de sainte Catherine posée dans un coin, tout de l'image d'Épinal, ou de ces histoires des saints, ou à chaque phrase correspondait une image en noir et blanc (ne pas dire bande dessiné, à l'époque ça craignait grave, c'était genre astérix etc...). Il y a bien la chasse dans laquelle repose ce qui ressemble vaguement à un mannequin de cire d'un mètre quarante, mais posée sur un hôtel. La chapelle est grande, repeinte en blanc et bleu, ambiance hôpital. Il y a pas mal de monde qui circule, se balade. Tout est propre aseptisé, et semble artificiel, la statue monumentale de la vierge dans le cœur fleure bon la javel. Ça ressemblait un peu à un hôpital touristique en temps de grippe A. Je suis partis rapidement, si vous cherchez un endroit propice au recueillement, fuyez, sauf si vous êtes allergiques à la poussière, la grippe la saleté, etc...
je préfère largement la petit chapelle de Passy, ou les murs sont écaillés, le chauffage absent , la lumière aléatoire, mais ou tout est calme, si l'on excepte l'ami (Rémi si tu me lis) qui joue de l'harmonium, et le directeur de l'établissement assis sur un banc dans un coin.

Pour résumer, mon impression, c'est un peu comme après avoir été bercé dans votre enfance par l'histoire de la belle au bois dormant, vous réalisez un jour qu'après cent ans, elle doit franchement avoir une sale haleine. Ça s'appelle une perte de féérie .

Over the walls

j'étais à Berlin ce week-end, à un jugendkongress, qui rassemblait 250 européens (et quelques brésiliens dont la présence n'a pas encore été élucidée) autours de la thématique du mur. Nous avons eu des intervenants qui ont directement vécu (dont un des six vices présidents du bundestag, Wolfgang Thierse, un évêque tchèque, et d'autres personalités) puis une reflexion en conférences et ateliers sur les autres murs à abbatre.
ce fut un week-end mémorable quoi que trop peu franco-allemand à mon gout.
je vous laisse quelques photos



à noter: l'article de laurent Grzybowski (il devait donc être là) dans le journal "la vie"

je vous met le flash de l'article même si j'arrive pas à l'intégrer correctement


Vingt après la chute du mur de Berlin, symbole d'une Europe et d'un monde divisés, plus de 200 jeunes européens se sont rendus du 30 octobre au 1er novembre dans la capitale allemande. Pour faire mémoire du passé, mais aussi et surtout « pour inventer l'avenir ». Un voyage exceptionnel organisé par la Mission de France et par une quinzaine d'associations chrétiennes de France (Acat, Jec, Joc, Scouts et Guides de France, Pax Christi, Secours catholique...), d'Allemagne, de Belgique et des anciens pays de l'Est. Tables-rondes, ateliers de réflexion, visites de la ville, rencontres de témoins et autres célébrations œcuméniques ont émaillé cette rencontre à la fois studieuse et festive. Nom de l'opération : Over the walls (Par-delà les murs).






13 octobre 2009

« regardez, j'ai rien foutu mais je suis tout en haut! »


Un mot sur l'affaire sarkozy et sa nomination à la tête de l'EPAD.

apportons y tout d'abord un regard de cas pratique, l'intitulé
« Jean, conseiller général est élu à la tête du conseil d'administration de l'établissement d'aménagement de la défense (EPAD) et son élection crée la polémique. »

L'EPAD est un établissement de l'administration qui dépend du conseil général des hauts de seine. À ce titre, c'est à ce même conseil général qu'il appartient de nommer le président de cet établissement. J'ignore s'il appartient au différents membres de proposer des candidatures, ou si elles sont spontanées, ou même si celles ci doivent émaner d'un conseiller général.
J'ignore si seuls les conseillers généraux peuvent êtres candidats, ou s'ils peuvent proposer des candidature ou même si quiconque peut postuler spontanément.

Jean sarkozy est conseiller général, élu légalement par le choix des électeurs de sa circonscription , ce peut être une excellente stratégie que d'avoir comme conseiller général le fils du président.

Le conseil général a lui élu donc jean Sarkozy. Rien à dire c'est légal.

Si tout est légal où est alors le scandale? Qui est à blâmer ?

On s'étonne que le Fils du président accède si facilement à de telles fonctions. On s 'étonne outre son nom de son parcours atypique.
En effet , monsieur Sarkozy fils, âgé de plus ou moins 23ans (plutôt plus que moins) est conseiller général et demain à la tête de l'EPAD et dispose pour cela du prestigieux diplôme de pas du tout.

Oui, bon il a le bac. à priori.

En effet j'ai cherché à me renseigner sur le niveau d'études du monsieur. L'information la plus précise que j'aie plus trouvé (wikipédia) énonçait que Monsieur Jean Sarkozy était en L2 de droit à paris I en février 2009. en cherchant (lisant ) plus on apprend qu'il a redoublé sa première année, puis la seconde après avoir fait une prépa (sans avoir réussi à obtenir d'équivalence? J'ai une amie qui est en deuxième année de droit après un an de prépa littéraire) souvenez vous du groupe facebook « que jean Sarkozy fasse des études avant de faire de la politique »: en résumé rien n'a changé.

pourquoi diable ais-je du mal, moi qui après un redoublement jadis me retrouve justement en L2 de droit (à 20 ans pour ceux qui ne suivent pas), à croire que quelqu'un qui à23 ans n'est toujours pas parvenu à décrocher sa licence ait les compétence suffisantes pour diriger un établissement public portant sur un projet dont les enjeux dépassent largement les enjeux du conseil général (attention, je parle de compétence, pas de légitimité, laquelle a été légalement acquise par lui lors de son élection).
Je ne commenterais pas le fait que de tous ses prédécesseur, le plus jeune est son papa, c'est beau le saut de génération!


Doit-on blâmer jean Sarkozy qui profite des circonstances dans son intérêt? Boaf. Au moins, lui réussit. On ne peut peut lui reprocher de réussir à décrocher un job normalement hors de sa portée. L'ensemble des étudiants de L2 de mon amphi qui bossent gardent des enfants, sont vendeurs à virgin au mieux et rêvent de pouvoir être assistant d'avocat (ha quel dommage, faut avoir validé la deuxième année de droit! ), aucun ne refuserais un tel poste, c'est évident, bien qu'aucun n'aurait la prétention de s'en croire capable et compétent.

À mon sens ceux qui doivent êtres blâmés, ce sont les conseillers généraux qui ont porté jean-sarkozy à la tête de l'EPAD. Nul n'arrivera à me faire croire qu'il n'y avait pas de candidat plus qualifié, plus formé plus légitime initialement. Nul n'arrivera non plus à me faire croire que s'il avait eu un autre nom il aurait été élu, ni qu'il s'est hissé là par son seul talent politique: à 50 ans, on est jeune en politique, à 23 on a tellement d'obstacles et de chemin à parcourir que proportionnellement on est même pas fécondé.

J'ignore quel a été la véritable raison qui les a poussé à le faire (faire plaisir au papa, s'assurer une attention toute particulière de l'Élysée?) mais je pense pouvoir affirmer que ces conseillers généraux sont responsables du vent de commentaires salés venus de l'étranger qui s'étonnent et se moquent de cette république héréditaire. Je pense pouvoir affirmer qu'ils sont responsables du fait que la France est aujourd'hui la risée de bien des pays; même de pays à qui nous pensions pouvoir prétendre donner des leçons d'éthique politique.

Mais surtout ils ajoutent une pierre au malaise d'une génération, la mienne. Comment cette génération des trente glorieuse portée par une forte croissance économique peut-elle nous faire l'affront de nommer une personne si peu formée à un poste si prestigieux? Comment peut-on mieux nous démontrer que les efforts fournis dans le cycle supérieur et le niveau d'étude son sans importance puisque la seule appartenance à une caste permet l'ascension sociale?

Ce n'est pas nouveau que la famille (voix de vitto corleone) soit privilégiée en politique, lorsque l'on a un nom c'est prestigieux, ça peut s'avérer pratique dans les rapports avec l'international.
Mais la nouveauté est ce pied de nez méprisable à tous ceux qui dans leurs amphi peinent lors des cours, s'appliquent; tout ceux qui à 23 ans espère trouver un emploi à la sortie de leur M2, alors qu'un glandu (je me permet ce mot, car quelqu'un qui a autant de retard, dans les amphis on appelle aussi ça un cas social) de seconde année de droit soit ainsi porté par une institution démocratique avec laquelle il se rie de notre travail.

Ou est passée la méritocratie ?


«Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, c'est jamais bien»

ha le « c'est » présidentiel. (si vous vouliez une argumentation, faudra aller la chercher ailleurs)
Entièrement d'accord, son fils ne devrait pas être jetée en pâture sans fondement. Seulement le fondement c'est le bon sens dont je n'en doute pas sont dotés tous mes conseillers généraux qui n'aurait pas permis son élection.


[edit] le récent commentaire de fillon "il est élu un point c'est tout " m'avais amené à penser que l'élection a déjà eu lieu, je découvre avec soulagement que ça n'est que dans dix jours (je crois, vive l'information). ce qui laisse au conseillers généraux une possibilité de laver l'honneur des hauts de seine... reste qu'on entend pas parler de concurent, je maintiens donc.

08 septembre 2009

intermède bling bling

La principale décoration française, est la légion d'honneur, et son grand maître est le plus haut magistrat de la république, à savoir son président.

comme c'est pas pratique de toujours se trimballer avec une médaille, il existe un insigne civil discret, connu des initiés, qui est tout petit et discret et ressemble à peu près à ça


la tête de cette boutonnière varie avec le grade ou la distinction, mais cela reste toujours bien plus discret que la traditionnelle bannière étoilée du président américain

tous les président la portaient, tel chirac


la aussi c'est petit discret, et ça attire pas l'œil

notre cher président actuel, la porte


mais voilà, ça n'a pas du lui plaire, sans doute pas assez gros, voyant ou brillant
et quel ne fut pas ma surprise au détour d'un article de journal de découvrir le nouveaux bijoux de notre président! il s'est fait faire une mini médaille!

24 août 2009

camp: l'Imaginaire


Un camp ce ne sont pas que des tentes, aussi hautes soient-elles. Il s'y passe toujours des histoires.

Justement, quelle histoire s'est-il passé à ce camp?

Figurez vous, qu'aux alentours de 1600, suite à la bataille de Sekigahara, le japon est unifié, lors du mariage du plus grand prince à la plus grande princesse, un empire est fondé. Afin de maintenir la paix dans ses contrés, l'empereur mande 20 samouraïs émérites pour être les gardiens de l'empire.

À peine les samouraïs sont-ils arrivés qu'ils apprennent que l'empereur, en voyage de noce a été cruellement empoisonné. On parviens à savoir qu'une sorcière a volé la santé de l'empereur, et l'a enfermée dans sept pièces d'argent, qu'elle a soigneusement cachées.

Alors que les samouraïs sont au chevet de l'empereur malade, la sorcière apparait et contamine uen partie d'eux, lesquels voient une longue trace noire apparaitre sur leur visage. Il perdent alors tous jugement et rejoignent la sorcière dans la forêt. Les samouraïs restant doivent donc partir à la recherche des sept pièces d'argent en luttant contre leur frères d'armes.

Finalement alors que la plupart des pièces ont été retrouvées, la sorcière se sent défaite, et se fait sepuku (hara kiri pour les incultes) levant ainsi le sortilège jeté sur certains samouraïs. À nouveaux unis, il parviennent à retrouver les dernières pièces d'argent, et les remettent à l'empereur dans l'espoir qu'il retrouve sa santé.

Camp: Les installations



Le planning étant très serré, on a commencé immédiatement les installations, avec le peu de perches dont on disposais. On a décidé de garder la table et la table à feu de la peuplade, il restait donc à refaire des feuillets et que chaque équipage s'installe un coin douillet, chaud accueillant et confortable (le coin que je décris ici, étant du domaine de l'utopie, tous les scouts l'auront comprit).
C'est toujours drole les installations, car c'est un moment d'autonomie pour l'équipe. Les chefs sont présents certes, mais chaque équipage a son coin à réaliser, sa table selon le modèle qu'il souhaite, avec des perches qu'il doit aller chercher lui même.
C'est là que l'on teste pour la première fois la cohésion de l'équipage, est-ce qu'il s'entendent bien entre eux, est-ce qu'il y a une émulation d'équipe, est-ce qu'ils arrivent à prendre des décisions. C'est généralement pas simple du tout. Cette année, chaque équipage a du s'y reprendre à deux fois pour faire sa table (mention spéciale aux all blue qui en on fait trois). Sois que la première était trop haute trop instable, brancale (nouveaux concept, table à la fois branlante et bancale) etc... ça donne toujours des surprises au chef qui pensait que non théoriquement, la table dont tout le poids repose sur un bout de branche morte de deux cm de diamètre, elle devrait pas tenir (finalement, elle n'a pas tenu).
Il y a des béta-test du tonnerre, lorsqu'un équipage annonce avoir finis sa table:
« ok je m'assied.... ça passe. Tartiflette s'assied..... ça passe . Lucas tu t'assied.... Craaaaaaac! .... bon ben, c'est cette perche là qu'il faut changer »


une fois les tables finies, les deux mariés récupérés (charmant le voyage de noces), allait s'ouvrir le plus grand chantier du camp, que habituellement chez les SGDF on réserve aux pionniers (les autres mouvements ayant des équipages formés de six jeunes de 12 à 17 ans, nous c'était quatre ou cinq jeunes de 11 à 14ans). Nous avions décidé de monter les tentes des équipages sur pilotis. Comprendre qu'aucune tente ne touchera le sol, toutes seront sur-élevées.
La première difficulté est qu'il faut des perches en quantité, or le propriétaire qui avait annoncé qu'il nous couperais des arbres n'avais pas pus le faire. Deux chefs donc réquisitionnés pour abattre à la tronçonneuse les arbres marqués à la bombe orange par le propriétaire. On s'est finalement retrouvés avec un nombre de perches incroyable (sachant que pour sur élever une tente, il faut environ treize perche). On a passé deux jours de folie avec minimum un chef par équipage à monter ces pilotis, à creuser des trous dans la terre pour planter les piliers, les stabiliser avec des pieux, faire des mi-bois pour emboiter chaque perche transversale au pilier principal, puis fixer les traverses auxquelles nous attacherions les hamacs. Par ce que oui, dormir dans le vide ça marche pas, et dormir sur des rondins, c'est pas cool. Du coup, nous avons fait le tour du port industriel de Lorient, affin de récupérer les filets de pêche usagés. Rassurez-vous, c'est résistant, et ne pue pas tant que ça le poisson (une fois fixés sur les pilotis, on peut même dire que ça ne sens pas du tout. Enfin finalement on peut monter la tente sur la structure construite, et y dormir!